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Des caractères mobiles à l’imprimerie moderne

C'est l'évolution naturelle qui nous a porté vers ce que nous connaissons aujourd'hui. Découvrons comment l'ingéniosité des hommes a profité à l'expansion du savoir.

Des caractères mobiles à l’imprimerie moderne. Une évolution naturelle qui nous a porté vers ce que nous connaissons aujourd’hui. Découvrons comment l’ingéniosité des hommes a profité à l’expansion du savoir.

 

L’impression à caractères mobiles

(ou comment passer de l’argile fragile à la gloire métallique)

Nous faisons un saut dans le temps pour découvrir l’introduction des caractères mobiles, une invention venue, une fois de plus, de l’ingéniosité chinoise. En 1041, Bi Sheng, un typographe au flair visionnaire, met au point des caractères mobiles en argile. Malheureusement, ces petits caractères avaient la solidité d’une biscotte mouillée : ils se brisaient au moindre choc.

Heureusement, en 1298, Wang Zhen entre en scène avec une solution en bois, beaucoup plus robuste (et moins susceptible de finir en miettes). Ce monsieur ne s’arrête pas là : il invente également un ingénieux système de tables tournantes pour améliorer la qualité et l’efficacité de l’impression. Bref, il transforme une idée fragile en véritable art de l’imprimerie.

C’est au XVe siècle que l’Europe s’y met enfin, sous l’impulsion de Johannes Gutenberg, un homme avec un nom bien plus connu que son vrai patronyme, Johannes Gensfleisch (oui, cela signifie « viande de poule » –).

 

L’imprimerie moderne

Quand Gutenberg fait passer les moines copistes à la retraite

Pour la plupart des historiens, l’imprimerie moderne a vu le jour en 1450, grâce à un certain Johannes Gutenberg. Ce génial Allemand, orfèvre de profession et imprimeur de génie, révolutionne le monde à Mayence avec sa technique des caractères métalliques mobiles.

Avant son invention, les livres étaient l’œuvre d’une patience légendaire. Les moines copistes et les professionnels des scriptoriums, armés de plumes d’oie, passaient des mois, voire des années, à gratter du parchemin. Chaque lettre, chaque ornement, chaque petit détail était dessiné à la main. Par conséquent, une seule erreur, et c’était le drame : gomme inexistante, patience obligatoire. Pas étonnant que les livres coûtaient une fortune et étaient plus rares qu’un jour sans pluie en Bretagne.

Gutenberg, avec ses poinçons en acier et son système d’impression rapide, a changé la donne. En quelques années, il a transformé la production de livres en une activité de masse.

 

Quand Gutenberg met le turbo sur les livres

Avec l‘invention de la presse à bras, Johannes Gutenberg, le père de la typographie, a utilisé un alliage composé de plomb, d’étain et d’antimoine. On l’appelle métal typographique. La matière était fondue et versée dans des moules afin de créer des caractères mobiles en plomb. Ils étaient réutilisables à l’infini avec de l’encre épaisse à base d’huile.

Grâce à ce procédé, Gutenberg a mis fin à l‘ère des manuscrits interminables. Fini les moines copistes qui transpiraient sur leurs plumes d’oie : ici, une planche de caractères mobiles bien agencée sur un char en bois, un coup de presse à bras et voilà, une copie parfaite en quelques minutes ! Et avec de l’encre épaisse à base d’huile (parfait pour ne pas baver), l’impression était d’une qualité inédite.
Ce système permettait une production rapide et fidèle. Résultat ? Des textes identiques pour tout le monde, sans coquilles dues à la fatigue d’un scribe. Certes, la presse était encore actionnée à la main (bonjour les muscles), mais c’était déjà un grand pas en avant. Gutenberg venait de poser les bases d’une culture à grande échelle – et d’économiser quelques siècles de travail aux pauvres moines. Pas de doute, il méritait bien le titre de MVP de l’histoire.

 

En résumé

Des caractères mobiles à l’imprimerie moderne, les humains, toujours en quête d’amélioration des process ont servi le développement du savoir à grande échelle. Leur application nous permet aujourd’hui de disposer facilement et partout dans le monde d’informations écrites. Celles-ci sont transportables et accessibles à tous, même là ou cela semblait impossible auparavant.

 

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